Mouna et Nico promènent leurs vélos de Lisbonne à Paris...
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Paris, dimanche 26 juin 2011, km 2860

 
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Vous l’attendiez depuis longtemps, la voici, la voilà : la dernière étape ! Aujourd’hui nous rejoignons Notre-Dame. Comme pour nous encourager dans notre dernière épreuve, le soleil est radieux.
Nous empruntons la même route qu’hier, ce qui nous permet de jeter un œil dans la cour d’honneur du château une dernière fois avant de quitter Versailles. Depuis juillet 2008, on peut y admirer une magnifique reconstitution de la grille royale. Créée vers 1860, elle avait été détruite lors de la Révolution. Deux ans de travaux et 100 000 feuilles d’or ont été nécessaires pour restituer ce chef-d’œuvre de l’architecture baroque.  
 
 
La cour d'honneur
 
Il y a deux fois plus de touristes qu’hier ! Le soleil, radieux et fier, semble nous encourager pour notre dernière épreuve.
 
Le Roi Soleil veille
 
Nous sommes un peu tristes à l’idée de savoir que nous donnons nos derniers coups de pédale.
 
 
Nostalgie
 
Paradoxalement, à quelques pas seulement du but, nous sommes complètement euphoriques…  La famille et les amis attendent impatiemment notre retour. Nous nous sommes donné rendez-vous sur le point 0.
Je vous laisse deviner où nous nous trouvons…
 
 
La Tour Eiffel
 
Ah, Paris ! Ses tours, ses parcs, ses boutiques, ses bateaux, ses Vélib’, ses touristes, ses métros et ses gens stressés… ça nous avait manqué !
Arrivés devant le parvis, nous apercevons quelques têtes familières… Comme promis, toute la petite famille est là, au point 0. Toutes les distances routières à partir de Paris sont calculées de ce point. C’est sous une salve d’applaudissements et une explosion de bisous que nous franchissons la plaque de bronze incrustée dans le sol du parvis.  
Notre-Dame est là elle aussi. Elle ne pensait pas nous revoir de si tôt ! C’est devant cette superbe façade occidentale, chef-d’œuvre d’équilibre architectural, que nous prenons notre ultime photo (merci petit frère !). Un bel hommage à l’héroïne de Victor Hugo…
 
 Photo de famille
 
Il est temps de fêter ça ! Nous nous engouffrons dans un bar-restaurant à proximité et trinquons aux retrouvailles : « à notre prochain voyage ! ». Qui sait ?
Nous savourons pleinement la présence de ceux qui nous sont chers, remplis de beaux souvenirs et comblés de toutes nos merveilleuses rencontres. Sans vous, le voyage n’aurait pas eu la même saveur… Merci encore !
L’important dans un voyage est de ne pas fuir, mais de partir à la recherche. Pour notre part, nous n’aurions pas pu espérer mieux que ce que nous avons trouvé.
Heureux, qui comme Ulysse…

 



Publié à 12:03, le 29/06/2011,
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Guyancourt, samedi 25 juin, km 2829

Nous profitons d’être tout près de Versailles pour aller visiter le superbe château. Comme il fait beau, nous décidons de sortir nos vélos.
Saviez-vous que l’on trouve des Mouna à Guyancourt pour la modique somme de 4,30€ ? Peu flatteur, certes… Au moins je suis connue !
 
 
Vends petite Mouna!
 
Pour ceux qui restent perplexes, il s’agit en réalité d’une brioche au zeste d’oranges que l’on trouve dans certaines boulangeries. Elle peut être agrémentée d’anis ou de rhum. Spécialité issue de la cuisine pied-noir, la Mouna se consomme traditionnellement pendant les fêtes de Pâques.
Nous arrivons au château de Versailles au bout d’une vingtaine de minutes. Il y a un monde fou ! Il fallait s’y attendre : un samedi par beau temps qui plus est, tout le monde sort. Nous décidons de ne pas visiter le château car nous en avons fait l’expérience : visiter un château au milieu de la foule, ça n’en vaut pas la peine… On ne voit rien et on se fait bousculer de tous les côtés.
De loin, nous admirons l’une des plus belles réalisations de l’art français du XVIIème siècle.
 
 
 Versailles et ses beaux jardins
 
Siège du pouvoir jusqu’à la Révolution, le château de Versailles n’a cessé de s’embellir et de s’agrandir. C’est Louis XIV qui en a fait le symbole de l’absolutisme royal et l’incarnation de l’art classique français. En faisant construire un château somptueux et aménager des jardins époustouflants, le Roi Soleil souhaitait en mettre plein la vue à sa cour et tous ses visiteurs. Il se forgea ainsi une réputation de roi puissant et opulent, d’un goût certain pour les belles choses. Il eut une forte influence sur les monarques européens. On retrouve des imitations des jardins de Versailles et de la galerie des glaces dans de nombreux châteaux, tels que Potsdam en Allemagne.
C’est à André Le Nôtre que l’on doit la création et l’aménagement des jardins de Versailles ainsi que le creusement du canal. Aujourd’hui nombreux sont ceux qui viennent s’y prélasser ou voguer sur l’eau.
Nous profitons pleinement de ce bel après-midi en plein air. Souhaitons que le beau temps nous suive tout l’été !


Publié à 21:28, le 27/06/2011,
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Guyancourt, vendredi 24 juin, km 2812

La météo a annoncé un temps ensoleillé pour aujourd’hui. Effectivement, le ciel a l’air d’être bien dégagé au réveil… De quoi nous motiver pour les 75 km qui nous séparent de Guyancourt, où nous attendent les parents de Nico.
Rien de tel qu’un bon petit déjeuner avant de démarrer ! Bruno nous prépare une belle table tandis que Nico fait le plein de viennoiseries et de macarons à la boulangerie.
 
 
Douce France, cher pays de mon enfance...
 
On ne s’en lasse jamais… Merci la France !
Avant de partir, nous emportons un petit souvenir de Bruno, la gentillesse incarnée.
 
 
De bon matin
 
Une fois les vélos chargés, nous nous mettons en route. Malheureusement, le ciel a eu le temps de se couvrir. En apercevant la cathédrale sous les nuages, le ciel nous semble encore plus menaçant… 
 
 
Sombres nuages
 
Pourvu qu’il ne pleuve pas !
En chemin, nous continuons à expérimenter de nouvelles acrobaties, histoire de rendre la route un peu plus ludique… Mesdames et Messieurs (roulement de tambour) : la grenouille !
 
 
Position de la grenouille
 
La route est très agréable dans la forêt de Rambouillet. Le soleil, qui se montre enfin, laisse passer de beaux rayons lumineux à travers les arbres.
 
 
Sous les arbres
 
Nous nous arrêtons pour une petite pause-goûter à Dampierre. Après avoir acheté de succulentes pâtisseries à la boulangerie, nous montons la butte pour admirer de plus haut le château de Dampierre, situé dans un vallon.
 
 
Gros plan sur le château de Dampierre
 
Plusieurs souverains comme Louis XIV ou encore Anne d’Autriche ont habité le château. De style classique et très bien conservé, il date de la fin du XVIIème siècle. Lors de la Révolution, il a été protégé par les paysans. C’est pourquoi l’on peut admirer un ameublement complet d’origine à l’intérieur. Malheureusement, les photos sont interdites…
Cette petite pause nous a remis d’aplomb. Nous avons déjà parcouru près de 60km et il nous en reste encore une quinzaine, avant d’arriver à Guyancourt. Une jolie côte à 17 tournants nous attend. Nous arrivons au bout sans même poser le pied ! C’est que nous avons été entraînés à toutes épreuves, ces trois derniers mois…
Enfin nous y sommes ! C’est avec une joie immense que Nico vous présente le lieu où il a grandi :
 
 
Nico représente!
 
Nous avons l’étrange sensation que le temps avance de plus en plus vite. Dans deux jours notre long périple prend fin… Cette pensée nous attriste un peu, mais nous sommes tellement heureux de retrouver nos chez-nous !


Publié à 20:09, le 27/06/2011,
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Chartres, jeudi 23 juin, km 2737

Comme promis, nous voilà partis ! Après une semaine de pause nous sommes devenus de vrais marshmallows… On était si bien dans notre petit nid d’amour !
Nous démarrons par une jolie côte, de quoi nous remettre bien vite en jambes. Nous avions oublié à quel point la route est vallonnée dans le coin… Heureusement nous ne tardons pas à entrer dans la Beauce. Et là le relief change complètement : tout est plat.
 
 
La Beauce, c'est ça!
 
Du coup nous redoublons d’allure. Entre 20 et 25km/h, nous avançons très rapidement. Seulement le décor est assez monotone à la longue… On ne trouve pratiquement que des champs de blé dans cette région très fertile. Ce n’est pas pour rien que la Beauce est appelée « Le grenier à blé de la France ».
Pour nous divertir, nous expérimentons de nouvelles figures. Pour vous chers lecteurs, en avant-première, voici une toute nouvelle position qui va révolutionner le cyclisme : le fakir !
 
 
Nico présente le fakir
 
Fonctionne aussi sur les « vélos volants »…
Une douzaine de kilomètres avant Chartres se trouve une petite commune célèbre pour son église qui renferme une danse macabre. Il s’agit de peintures murales datant de la fin du XVème siècle.
 
 
Danse macabre
 
Cette fresque représente une file interminable où chaque vivant est accompagné de sa mort mais dans laquelle seuls les morts dansent. Ce thème assez macabre s’inspire d’une époque assez marquée par la peste et la Guerre de Cent Ans. Le message est simple : que l’on soit puissant ou humble, riche ou pauvre, religieux, civil ou militaire, la mort nous emporte tous au moment où elle le décide quelque soit notre place dans la société. C’est l’égalité de tous devant la mort. Une grande leçon d’humilité pour les grands ! Ainsi le pape, malgré son importance hiérarchique et son opulence, n’échappe pas à la danse.
 
 
La mort du pape
 
Ce message a quelque chose d’assez anticlérical. Plutôt paradoxal pour une fresque qui se trouve à l’intérieur d’une église…
Une habitante de la ville, membre de l’Association des Amis de l’Eglise de Meslay-le-Grenet, nous offre une petite visite guidée. Pour quelqu’un qui n’est pas historien de souche, elle en connaît un rayon sur l’église Saint-Orien-et-Saint-Blaise et sa danse macabre. Il n’y aurait que six églises en France dans lesquelles on peut trouver des danses macabres. Celle de Meslay-le-Grenet est en meilleur état que toutes les autres car elle a été repeinte sur l’existante en 1880. L’humidité n’épargne malheureusement pas ces peintures étonnantes…
Une heure plus tard, nous repartons pour Chartres où nous arrivons vers 17h. Nous prenons le temps de visiter la belle cathédrale, monument emblématique de la ville. Considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative et la mieux conservée, elle a été construite avec les techniques de l’architecture romane.
Nous n’arrivons malheureusement pas au meilleur moment : la cathédrale est en pleine restauration et sa magnifique rosace frontale est entièrement cachée par les échafaudages…
 
 
La cathédrale Notre-Dame
 
Un peu frustrant, mais il faut bien entretenir le patrimoine !
On observe un contraste intéressant dans ce bel ensemble : la tour nord, de style gothique et surmontée d’une flèche flamboyante, se distingue complètement de la tour sud de style roman et surmontée d’une flèche très simple.
Les vitraux de la cathédrale sont mondialement connus de par leur fameux « bleu de Chartres ». Ce bleu d’azur limpide, un peu turquoise et d’une teinte profonde est dû à l’oxyde de cobalt qui a été utilisé pur au moment de la fabrication du verre. Un bleu magique combiné à des formes harmonieuses, ça donne ça :
 
 
Le bleu de Chartres
 
Formes géométriques
 
Ce soir nous dormons chez Bruno. Nous nous sommes donné rendez-vous devant l’hôtel de ville.
Après avoir papoté en buvant un bon thé chaud, nous nous séparons pour la soirée. Bruno se rend à Nogent, où il chante dans une chorale, et nous, nous attendons impatiemment que la nuit tombe pour aller admirer Chartres en lumières. La ville est connue pour ses illuminations nocturnes : de magnifiques projections son et lumière sur les plus beaux monuments. Une soirée féérique en perspective…
 
 
La cathédrale en robe bleue
 
En robe royale
Portail sud
 


Publié à 11:22, le 25/06/2011,
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Coulonges-les-Sablons, mercredi 22 juin, encore là !!!??

Tels deux vieux chênes enracinés, nous restons un jour de plus. La pluie, qui durera toute la matinée, a vite fait de nous décourager. Nous avons la sensation que nous ne réussirons jamais à repartir… Nous devons cependant aller jusqu’au bout. Ce serait dommage de s’arrêter à 150 km de l’arrivée quand même !
C’est décidé ! Demain nous partirons, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente.
Nous ne perdons pas notre temps et profitons de cette dernière journée rurale pour visiter une étable et observer la traite des vaches. En général, on trait les vaches une fois le matin et une fois le soir. Ludo qui élève ses propres vaches, nous explique le processus tout en nous montrant les différentes étapes.
1)    On aseptise les mamelles de la vache avec de l’alcool pour faire disparaître tous les germes ;
2)   On essuie soigneusement les mamelles avec un torchon mouillé
3)   On place les quatre têtes de la trayeuse électrique sur les mamelles et on attend gentiment que le pis se vide ;
 
 
Ludo et ses vaches
 
4)   Une fois que la machine a terminé son travail, on retire tout et on applique de la Bétadine sur les mamelles pour cicatriser. Cette machine à traire est une vraie révolution car elle permet d’augmenter la productivité des travailleurs agricoles. En moins de 5 minutes la vache est vidée de son lait, alors que la traite à la main nécessite une bonne quinzaine de minutes par vache.
Chacun à son poste : pendant que Ludo s’occupe de la traite, le chat fait le ménage en léchant toutes les gouttes de lait qui s’échappent et, à chaque fin de traite, la chienne rentre les vaches pour faire la place aux suivantes. Tout est bien rythmé dans cette organisation précise.
Les vaches sont traites avec le plus grand soin et élevées de manière traditionnelle: elles ne mangent que de l’herbe du pré et du foin. C’est donc avec un lait 100% bio que Ludo fabrique son délicieux camembert.
 
 
Ludo présente son camembert
 
Il est temps maintenant de déguster. Vous nous excuserez…


Publié à 23:36, le 24/06/2011,
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